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Témoignages


" Pendant longtemps j'ai eu le sentiment d'être seul avec ma maladie, la traînant comme un fardeau. Maintenant je sais que j'ai des compagnons de route ". Alain


À propos du voyage dans le désert du Sud de la Tunisie.
Témoignage d'une participante.

« J'ai 38 ans, je suis infectée par le VIH depuis 1993 et fréquente l'association Bernard Dutant depuis 5 années environ. J'ai vécu avec l'association plusieurs expériences riches en enseignement. C'est vrai que le voyage dans le désert a été la cerise sur le gâteau. J'avais au début beaucoup d’à priori par rapport aux associations s'occupant de VIH et par rapport à l'association Bernard Dutant aussi. Je croyais que ceux qui s'occupent de ces associations étaient en grande souffrance ou s'apitoyaient et c'est ce qui me faisait vachement peur. Ce qui me faisait peur c'était cette supériorité de l'accompagnant "j'accompagne des gens qui souffrent.... ". Je n'avais pas besoin d'assistanat, qu'on me regarde comme une victime.
Ce que j'ai rencontré dans l'association Dutant c'est cet espace où tout le monde travaille sur soi et fait partager son expérience à l'autre. J'aime que les gens parlent en leur nom, en leur nom propre, individuellement et pas au nom d'une association.
Dans les activités il n'y a pas les bénévoles, les malades mais des personnes qui sont présentes dans un même lieu, pour un même but : trouver le meilleur, partager. C'est important pour moi d'apprendre à vivre dans un tissu associatif parce que cela me confronte à la réalité, à la vie.
Je peux faire des choses malgré la maladie…
J'ai cette possibilité de pouvoir confronter ce que je vis avec la maladie et ce que vivent d'autres personnes confrontées au VIH ou non. Important qu'il y ait des personnes non infectées par le VIH parce que j'ai tendance à dire "moi je suis malade, je souffre, j'ai des difficultés et les autres non ". Important d'échanger avec des personnes ayant la maladie car je peux comparer leur vécu et le mien, le sens de la maladie et son acceptation. Voir des bénévoles ayant le VIH et être actif cela me stimule.
Avec mon passé de drogue, mon passé en général, le ressourcement m'a fait prendre conscience que j'ai quand même une possibilité de vivre. Et aussi que j'ai besoin des autres pour vivre. Le désert a été la cerise sur le gâteau. Un voyage que je rêvais de faire. Je n'avais pas les moyens financiers et j'ai pu avoir une aide financière importante et cela a vraiment permis de trouver du possible là ou je n'osais même plus rêver. Cette expérience individuelle et collective, cette expérience humaine, cette communion dans cet espace immaculé, l'investissement dans cette marche, la rencontre avec les chameliers m'ont aider à renouer le contact avec quelque chose de plus grand que moi et m'aide à continuer ce combat, mon combat avec la maladie ».
Freddie


À propos des marches sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle

« …En ce qui concerne ma maladie, je compris que le but n’était pas de guérir (tant mieux si cela arrivait), mais de vivre tout ce qu’il y avait à vivre à travers tout cela, et de ne pas en laisser perdre une miette. La connaissance de moi-même s’approfondit et m’apprit que j’étais capable de créer, d’accomplir des efforts physiques importants, de supporter la douleur, d’aider les autres et de rester comme un phare dans la tempête. » Philippe


« … J’avance, nous avançons, ils avancent, devant, derrière, c’est l’évidence même, les choses deviennent si simples Puis les questions sont oubliées… c’est le temps des réponses.Toute mon énergie est là, concentrée dans mon ventre. Rien ne sert de ressasser le passé, le chemin me montre mon présent et mon avenir proche. » Frédérique







activites de l'asso bernard dutant